Marina Ferrari : biographie et parcours politique

Marina Ferrari : biographie et parcours politique

Marina Ferrari, députée MoDem de la Savoie, est devenue ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative en octobre 2025. Sa nomination s’inscrit dans un remaniement mené par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Elle succède à Marie Barsacq. Cette femme de terrain, ancrée à Aix-les-Bains, connaît bien les rouages de l’État. Elle a déjà exercé au gouvernement, au Numérique puis au Tourisme. Son nouveau portefeuille est stratégique, à l’approche des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes. Retour sur une biographie riche et un parcours politique construit pas à pas.

Marina Ferrari, une biographie marquée par l’engagement local

Née le 10 octobre 1973 à Aix-les-Bains, Marina Ferrari grandit en Savoie. Elle étudie les relations internationales et la défense, puis obtient un DEA de sciences politiques. Sa carrière professionnelle commence dans les ressources humaines et la gestion d’entreprise, notamment dans des start-ups du numérique. Mais très vite, l’engagement politique l’attire. En 2005, elle adhère à l’UDF, puis rejoint le MoDem en 2007. Son ancrage local devient une évidence.

Des mandats municipaux à la vice-présidence du département

Élue municipale à Aix-les-Bains en 2008, Marina Ferrari devient adjointe au maire. Elle gère les affaires scolaires, économiques et les finances. En 2015, elle accède à la vice-présidence du conseil départemental de la Savoie, chargée de l’enseignement supérieur et de l’énergie. Elle occupe ce poste jusqu’en 2021. Cette période lui permet de tisser des liens solides avec les acteurs locaux, les clubs sportifs et les associations. Une expérience précieuse pour la suite.

Son travail au département est remarqué. Elle préside aussi une plateforme de formation à l’Institut national de l’énergie solaire. Ces responsabilités lui donnent une vision concrète des besoins des territoires. Quand elle quitte le département, elle conserve un carnet d’adresses fourni et une réputation de femme pragmatique.

Parcours politique de Marina Ferrari : de la Savoie à l’Assemblée nationale

En 2022, Marina Ferrari se présente aux élections législatives dans la première circonscription de la Savoie. Elle est élue députée sous l’étiquette Ensemble. Elle devient secrétaire de la commission des Finances à l’Assemblée nationale. Son travail porte sur les budgets et le contrôle des dépenses publiques. Elle s’intéresse de près aux lois liées au numérique et au tourisme, domaines qu’elle connaît bien.

Une députée active puis une ascension gouvernementale rapide

Réélue en juillet 2024, Marina Ferrari ne reste pas longtemps dans les travées du palais Bourbon. En février 2024, elle entre au gouvernement comme secrétaire d’État chargée du Numérique. Quelques mois plus tard, en septembre, elle devient ministre déléguée chargée de l’Économie du tourisme. Cette ascension éclair montre sa capacité à s’adapter à des secteurs variés. Elle travaille sur la saisonnalité touristique et l’héritage des Jeux olympiques de Paris 2024.

Son retour au gouvernement en 2025 est salué par les observateurs. Elle connaît déjà les codes de l’administration centrale. Mais elle n’oublie pas ses racines savoyardes, un atout pour préparer les Jeux d’hiver 2030.

Le ministère des Sports, un poste à forts enjeux pour la nouvelle ministre

Marina Ferrari hérite d’un ministère qui a connu une rotation rapide de ses titulaires. Depuis 2022, quatre ministres se sont succédé. Cette instabilité complique la mise en place de réformes de long terme. La nouvelle ministre doit remettre de la stabilité et fixer un cap. Son expérience gouvernementale et sa connaissance des collectivités sont des atouts.

Ministre Durée Poste précédent Défis majeurs
Amélie Oudéa-Castéra Mai 2022 – Sept 2024 Sportive professionnelle Réforme du Sport France, préparation JO 2024
Gil Avérous Sept – Déc 2024 Élu local Gestion transitoire, maintien des politiques
Marie Barsacq Déc 2024 – Oct 2025 Affaires associatives Coordination Vie associative et Jeunesse
Marina Ferrari Depuis Oct 2025 Ministre déléguée Tourisme JO d’hiver 2030, modernisation Vie associative

La préparation des Jeux olympiques d’hiver 2030, une priorité absolue

L’organisation des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes françaises est le dossier central du mandat de Marina Ferrari. La France doit livrer des infrastructures exemplaires, tout en respectant les contraintes environnementales. La coordination avec l’Agence nationale du Sport, l’INSEP et les collectivités locales est essentielle. La ministre connaît bien ces acteurs pour avoir travaillé sur l’héritage des JO 2024.

Ce défi ne se limite pas aux infrastructures. Il faut aussi former les bénévoles, accompagner les athlètes et susciter l’adhésion des habitants. Marina Ferrari entend placer la jeunesse au cœur du dispositif. Elle souhaite que ces Jeux laissent un héritage durable pour le sport amateur et la pratique de montagne.

  • Développement de la vie associative : renforcer les financements et simplifier les démarches pour les clubs locaux.
  • Accessibilité au sport : garantir la pratique pour les personnes handicapées et les publics éloignés, avec des aides ciblées.
  • Transition écologique : intégrer des critères de durabilité dans tous les projets soutenus par le ministère.
  • Soutien aux territoires de montagne : prévoir des équipements adaptés aux stations et aux villages alpins.

Profil personnel et valeurs de Marina Ferrari, une Européenne convaincue

Marina Ferrari puise ses racines dans une famille engagée. Elle est la nièce de Gratien Ferrari, ancien sénateur, et la cousine de la journaliste Laurence Ferrari. Cette histoire familiale l’a sensibilisée très tôt à la vie publique. Ses origines italiennes et autrichiennes renforcent son attachement à la construction européenne. Elle défend une politique ouverte sur le monde, tout en restant fidèle à ses convictions centristes.

Une femme de terrain, entre ressources humaines et numérique

Avant la politique, Marina Ferrari a travaillé comme cadre dans les ressources humaines et le management. Elle a évolué dans des entreprises du numérique, un secteur qu’elle connaît de l’intérieur. Cette double compétence lui permet de dialoguer avec les startups comme avec les associations sportives. Elle a aussi mené des études à l’étranger, ce qui nourrit sa vision européenne.

Sa formation à Sciences Po Paris et aux hautes études internationales lui confère une solide culture géopolitique. Comprendre les enjeux de défense et de relations internationales est utile pour organiser un événement planétaire comme les Jeux. La ministre allie donc sens du terrain et vision stratégique.

Quelles perspectives pour le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ?

Marina Ferrari arrive avec un programme précis. Elle veut renforcer l'engagement associatif, développer les politiques jeunesse et garantir un accès élargi au sport. Le budget de son ministère devra être sanctuarisé, malgré les contraintes budgétaires. Elle compte aussi simplifier les dispositifs pour les petites associations, souvent découragées par la paperasse.

La ministre porte une attention particulière aux zones rurales. En Savoie, elle a constaté les difficultés des clubs à se maintenir hors des grandes villes. Elle veut des solutions concrètes : mise à disposition de locaux, mutualisation de matériel, création de postes d’agents de développement sportif territorial.

L’autre chantier concerne la jeunesse. Le service national universel, la création de maisons de jeunes et le soutien aux activités extrascolaires seront sur la table. Marina Ferrari veut faire du sport un levier d’insertion pour les jeunes éloignés de l’emploi. Son passé dans les ressources humaines lui donne une légitimité pour aborder ces questions de formation et d’accompagnement.

Les prochains mois seront décisifs. Entre la préparation des Jeux, la refonte du sport de haut niveau et la vitalité du monde associatif, la ministre aura fort à faire. Mais son parcours politique, jalonné de mandats locaux et de responsabilités nationales, montre une femme capable de tenir la barre. Reste à savoir si elle parviendra à donner une vision cohérente à un ministère souvent perçu comme un poste de passage. L’avenir du sport français, lui, attend des réponses claires.

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