Succession à la FIFA : Qui pourrait prendre la relève de Gianni Infantino après la Coupe du Monde ?

Succession à la FIFA : Qui pourrait prendre la relève de Gianni Infantino après la Coupe du Monde ?

Gianni Infantino traverse la période la plus délicate de sa présidence. L’abandon forcé de son projet de société commerciale a ébranlé sa position. Alors que l’élection est prévue à Rabat en 2027, plusieurs dirigeants s’activent déjà en coulisses. La Coupe du Monde 2026, pourtant réussie sur le plan sportif, n’a pas suffi à calmer les critiques.

Une autorité fragilisée après l’échec d’un projet contesté

En public, Gianni Infantino affiche une sérénité intacte. En privé, le constat est tout autre. Le renoncement au projet de cession de parts de la Coupe du Monde à des investisseurs privés a laissé des traces. Plusieurs fédérations nationales, notamment en Europe, réclament un changement de gouvernance. L’UEFA affirme avoir perdu confiance en lui.

Même au sein de la Fifa, les soutiens s’effritent. Le Suisse multiplie les consultations pour évaluer ses appuis, tout en préparant une possible élection anticipée. Les manœuvres ont commencé. Des noms circulent, testés par les médias pour sonder l’opinion du football mondial.

Les prétendants à la succession de Gianni Infantino

Plusieurs personnalités émergent avec insistance. Leur profil, leurs alliances et leur passé politique dessinent les contours d’une campagne qui s’annonce âpre. Revue des forces en présence.

  • Victor Montagliani, président de la Concacaf, souvent cité comme le favori.
  • Aleksander Čeferin, à la tête de l’UEFA, mais affaibli par ses oppositions.
  • Nasser Al-Khelaïfi, dont l’entourage dément toute ambition.
  • Mattias Grafström, secrétaire général de la Fifa, incarnation de la continuité.
  • Cheikh Salman ben Ibrahim Al Khalifa, rival d’Infantino en 2016.
  • Michel Platini, retour hautement improbable, mais toujours évoqué.
Les candidats à la succession de Gianni Infantino
CandidatAtout principalPoint faible
Victor MontaglianiA dit non au projet contesté, Coupe du Monde réussieDoit confirmer sa candidature
Aleksander ČeferinVisibilité grâce à son duel avec InfantinoCritiqué en Afrique et en Amérique du Sud
Nasser Al-KhelaïfiRéseaux au Moyen-Orient et aura européenneEntourage dément toute ambition
Mattias GrafströmConnaît la Fifa sur le bout des doigtsTrop proche d'Infantino pour une rupture
Cheikh SalmanDéjà rival d'Infantino en 2016Toujours discret dans la course
Michel PlatiniNom connu partout dans le mondeRetour jugé impossible

Victor Montagliani, un favori qui a su capitaliser sur la Coupe du Monde

Le Canadien siège au conseil de la Fifa depuis des années. À la tête de la Concacaf depuis 2016, il a fermement combattu le projet de société commerciale. Cette opposition lui vaut le respect de plusieurs fédérations européennes. La réussite de la Coupe du Monde 2026, organisée en Amérique du Nord, renforce encore sa crédibilité.

Selon plusieurs sources, il sonderait les fédérations depuis plusieurs semaines, avant même l’éclatement de la crise. Si Victor Montagliani se lance, il partirait avec une longueur d’avance. Il connaît les arcanes de l’instance mondiale et peut compter sur un réseau solide.

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Aleksander Čeferin, fragilisé par son face-à-face avec Infantino

Le président de l’UEFA est souvent présenté comme un prétendant naturel. Son affrontement ouvert avec Gianni Infantino lui a donné une visibilité certaine. Mais il cristallise aussi de solides inimitiés, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Deux continents pèsent lourd dans une élection à la Fifa.

Certains dirigeants le jugent trop éloigné des réalités du football mondial. D’autres lui reprochent d’avoir attendu la crise pour prendre position. Aleksander Čeferin n’a jamais confirmé son intérêt, mais son nom continue de circuler. Une candidature de sa part serait un pari risqué.

Nasser Al-Khelaïfi, le profil séduisant qui se dérobe

Le président du PSG a été cité par plusieurs fédérations et par des membres de l’UEFA. Son aura dans le football européen et ses réseaux au Moyen-Orient en font un candidat crédible. Pourtant, son entourage a récemment mis fin aux spéculations.

« Tout ce tapage médiatique est ridicule. Nasser n’a aucune ambition pour la présidence de la Fifa », a confié un proche à RMC Sport. Le message est clair. Al-Khelaïfi préfère soutenir les institutions en place, discrètement. Son nom restera sans doute évoqué, mais sans suite.

Mattias Grafström, la continuité silencieuse

Le Suédois connaît parfaitement la maison. Secrétaire général de la Fifa depuis 2016, il a été le chef de cabinet d’Infantino avant cela. Il maîtrise les rouages administratifs, politiques et financiers de l’organisation. Les 211 fédérations membres le connaissent bien.

Son principal handicap reste sa proximité avec l’actuel président. Pour ceux qui veulent une rupture, il incarne exactement le contraire. Mais pour les fédérations en quête de stabilité, il représente une option rassurante. Mattias Grafström pourrait séduire les indécis.

Cheikh Salman, l’expérience d’une campagne perdue de justesse

Le président de la Confédération asiatique a déjà affronté Gianni Infantino en 2016. Il avait obtenu 88 voix contre 115 au second tour. Une défaite honorable. Depuis, il a renforcé son influence en Asie. Il a également pris ses distances avec le projet de société commerciale, même si sa confédération l’avait soutenu dans un premier temps.

Plusieurs fédérations asiatiques ont fait savoir qu’elles ne partageaient pas la position officielle. Cheikh Salman pourrait capitaliser sur ce désaveu. Son poids électoral est considérable. Il connaît les règles du jeu et ne partirait pas de zéro.

Michel Platini, le retour impossible mais l’ombre persistante

L’ancien président de l’UEFA a déclaré en 2023 qu’il ne souhaitait plus revenir dans les instances dirigeantes. Pourtant, en 2026, il n’a pas épargné Gianni Infantino dans les médias. Il le juge « bon numéro 2, mais pas un bon numéro 1 », lui reprochant son manque de charisme et sa fascination pour les puissants.

Ces critiques font mouche. Michel Platini conserve une influence réelle auprès de nombreux dirigeants. Il a d’ailleurs contacté Aleksander Čeferin pour le féliciter de son opposition au projet de société commerciale. Mais un retour aux affaires semble exclu. Son nom sert plutôt à peser sur le débat.

Les forces en présence : tableau comparatif des candidats

Pour mieux comprendre les dynamiques, un tableau synthétique permet de confronter les atouts et les obstacles de chaque prétendant.

Candidat Fonction actuelle Atouts Obstacles
Victor Montagliani Président de la Concacaf Soutiens européens, succès de la Coupe du Monde 2026, connaissance du conseil de la Fifa Réseau encore limité en Afrique et en Asie
Aleksander Čeferin Président de l’UEFA Légitimité européenne, opposition claire à Infantino Oppositions en Afrique et en Amérique du Sud, absence de déclaration officielle
Nasser Al-Khelaïfi Président du PSG Influence au Moyen-Orient, réussite dans le football de club Démenti formel de son entourage
Mattias Grafström Secrétaire général de la Fifa Connaissance des arcanes, soutiens internes, stabilité Proximité avec Infantino, image de continuité
Cheikh Salman Président de l’AFC Expérience électorale, base asiatique solide, opposition au projet Position initiale de sa confédération, manque de dynamisme
Michel Platini Aucune Influence morale, critiques écoutées Retour improbable, absence de soutien institutionnel

Ce panorama montre que la succession de Gianni Infantino ne se jouera pas sur un seul critère. Les alliances, les promesses et les intérêts régionaux pèseront lourd. Les prochains mois révéleront qui se lancera réellement dans la course.

Une élection sous tension : les enjeux pour les fédérations

L’élection à la présidence de la Fifa mobilisera les 211 fédérations membres. Chaque continent détient un poids électoral déterminant. L’Afrique et l’Amérique du Sud, souvent courtisées, pourraient faire basculer le scrutin. Les candidats devront multiplier les déplacements et les promesses.

la réussite de la Coupe du Monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, a renforcé la position des confédérations nord-américaines. Mais les autres zones ne comptent pas se laisser marginaliser. Les débats sur la gouvernance, la transparence et la répartition des revenus animeront la campagne.

Gianni Infantino abandonne son projet pour la Fifa

Les prochaines semaines s’annoncent décisives. Les candidats dissipent leurs ambiguïtés, les alliances se nouent et se dénouent. Une chose est sûre : la politique du football mondial ne laisse personne indifférent. Le nom de Gianni Infantino pourrait bien ne plus être qu’un souvenir lors du prochain congrès de Rabat. Reste à savoir qui prendra le flambeau, et à quel prix.

Ce qui inquiète vraiment les lecteurs

Est-ce que Infantino peut vraiment être poussé dehors avant 2027 ?

Rien n'est joué. Il peut déclencher une élection anticipée s'il sent qu'il a encore les fédérations avec lui. Mais l'opposition européenne est réelle.

Pourquoi Victor Montagliani est-il présenté comme le favori ?

Il a dit non au projet de société commerciale et la Coupe du Monde 2026 s'est bien passée chez lui. Les fédérations européennes apprécient son côté franc.

Nasser Al-Khelaïfi a-t-il une vraie chance ?

Son entourage dément tout. Il préfère soutenir les institutions en place, donc ne comptez pas trop sur lui.

Et Michel Platini, on en parle encore ?

Son nom revient, mais un retour paraît très improbable vu son passé. Les jeunes dirigeants n'y croient pas.

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4 commentaires

  1. La gouvernance du foot rappelle que sans transparence, les institutions perdent leur légitimité.

  2. La géopolitique du foot mondial cache bien des luttes de pouvoir. Qui défendra les petits clubs ?

  3. La crise de la FIFA rappelle qu’aucune institution ne survit sans équilibre des pouvoirs. Infantino paie son autoritarisme.

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