Né le 11 avril 1960 à Besançon, Philippe Berta incarne une figure singulière dans le paysage politique français. Généticien de formation, il a mené une carrière scientifique avant de s’engager au MoDem. Son parcours, de la recherche à l’Assemblée nationale, illustre la rencontre entre expertise et action publique.
Ce profil détaille la biographie de cet homme politique, son engagement politique centriste, ses mandats de député et ses principales actions parlementaires. Il éclaire aussi la manière dont ce parti centriste a accueilli un scientifique de terrain.
Un parcours scientifique au service de la politique
Philippe Berta suit des études de biochimie et pharmacologie à la Faculté des Sciences de Montpellier. Doctorat en poche, il se spécialise en génétique, domaine où il acquiert une rigueur méthodologique qui marquera sa carrière politique ultérieure. Avant 2017, il dirige le centre universitaire de Nîmes. Il obtient sa transformation en université de plein exercice et y crée les formations en sciences de la vie, en optique, ainsi que la filière design. Ce travail de fond dans l’enseignement supérieur prépare son entrée en politique.
Ce passage des laboratoires à l’arène électorale n’est pas un hasard. Philippe Berta estime que la science doit nourrir les décisions publiques. Son engagement au sein du MoDem, parti centriste fondé par François Bayrou, lui offre un cadre compatible avec cette ambition : une ligne républicaine, libérale en économie, attachée aux territoires.
- 1960-1985
Naissance à Besançon, études en biochimie et génétique à Montpellier.
- 1985-2017
Carrière de chercheur en génétique, puis directeur du centre universitaire de Nîmes qu'il transforme en université.
- 2017
Élu député de la 6e circonscription du Gard sous l'étiquette MoDem.
- 2022
Réélu pour un second mandat. Il siège jusqu'en 2024.
- 2024
Quitte l'Assemblée et lance l'Alliance pour l'innovation thérapeutique.
Une thèse sur l’hérédité et les premières responsabilités
Dès ses années de recherche, il travaille sur les mécanismes de l’hérédité. Ses publications dans des revues spécialisées lui valent une reconnaissance. Parallèlement, il participe à des instances de pilotage de la recherche, où il découvre les rouages de la décision publique. Cette double compétence – scientifique et gestionnaire – le prépare à son futur mandat de député.
L’entrée au Parlement sous l’étiquette MoDem
En 2017, Philippe Berta se présente dans la 6e circonscription du Gard. Il est élu député sous la bannière du MoDem. Son engagement politique centriste s’ancre dans des valeurs de dialogue et de rigueur. Réélu en 2022, il siège jusqu’en 2024, date à laquelle il quitte l’Assemblée nationale. Durant ses deux mandats, il participe activement aux travaux de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, puis de la commission du développement durable.
Son action parlementaire porte principalement sur la recherche biomédicale, l’innovation et la bioéthique. Il défend des réformes visant à simplifier les essais cliniques et à favoriser le lien entre hôpitaux et laboratoires. Plusieurs de ses propositions sont reprises dans des lois de santé publique.
| Mandat | Circonscription | Groupe politique | Années |
|---|---|---|---|
| Député | Gard (6e) | MoDem / Démocrate (MoDem et Indépendants) | 2017-2024 |
| Premier mandat | Gard (6e) | Groupe Démocrate | 2017-2022 |
| Second mandat | Gard (6e) | Groupe Démocrate | 2022-2024 |
Les combats législatifs marquants
Parmi ses actions parlementaires, on retient notamment :
- La proposition de loi visant à renforcer la transparence des essais cliniques sur les médicaments.
- Le rapport d’information sur les enjeux éthiques des nouvelles technologies génétiques.
- L’amendement favorisant l’accès aux données de santé pour la recherche publique.
- Le soutien aux dispositifs de télémédecine dans les zones rurales du Gard.
- La participation active aux débats sur la réforme des retraites, en défendant une approche scientifique des carrières longues.
Chacune de ces initiatives illustre sa volonté de bâtir des politiques fondées sur des preuves. Il plaide pour une évaluation systématique des lois avant leur adoption, méthode issue de son passé de chercheur.
Après l’Assemblée : un nouveau combat pour l’innovation médicale
Après son départ de l’Assemblée nationale en 2024, Philippe Berta ne quitte pas la scène publique. Il lance une vaste alliance réunissant patients, professionnels de santé et industriels pour accélérer l’innovation médicale en France. Cette initiative, intitulée « Alliance pour l’innovation thérapeutique », vise à créer un pont entre les découvertes scientifiques et leur mise en œuvre rapide dans les territoires. Il met son réseau parlementaire et sa crédibilité scientifique au service de ce projet.
Son itinéraire, de la génétique à l’Assemblée puis à la société civile, montre comment un expert peut incarner une forme de carrière politique dédiée au bien commun. À 66 ans en 2026, il continue de peser sur les réformes du système de santé, tout en restant une référence pour le parti centriste dans le Gard.
Ce que vous avez peur de demander
Qui est Philippe Berta ?
Un généticien de formation, passé par la recherche avant de devenir député MoDem du Gard de 2017 à 2024.
Pourquoi a-t-il quitté l'Assemblée nationale ?
Son mandat s'est achevé en 2024. Il a choisi de ne pas se représenter pour lancer une alliance dédiée à l'innovation médicale.
Quels sont ses principaux combats législatifs ?
La transparence des essais cliniques, l'accès aux données de santé pour la recherche, la télémédecine en zones rurales et une évaluation scientifique des lois.
Que fait-il après la politique ?
Il pilote l'Alliance pour l'innovation thérapeutique, qui réunit patients, soignants et industriels pour accélérer les découvertes médicales.
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Journaliste politique français, formé à l’ESJ Lille. Vingt ans de presse écrite, dont dix en local et dix au plan national. Fondateur de Régions Démocrates, défenseur d’un journalisme exigeant ancré dans les territoires.