La répartition actuelle des compétences entre l’Etat, les régions et les autres collectivités territoriales n’est pas satisfaisante. La région ne dispose pas toujours des pouvoirs nécessaires pour mener une politique efficace et utile, au service des citoyens. Pour remédier à ce problème, le Mouvement Démocrate demande le transfert de nouvelles compétences pour les régions.

Les régions sont aujourd’hui au milieu du gué. Les lois de décentralisation successives leur ont transféré certaines responsabilités, qui étaient auparavant du ressort de l’Etat, sans toutefois leur donner les moyens de mener des politiques complètes et ambitieuses dans ces domaines.

En matière d’éducation par exemple, les régions sont aujourd’hui en charge de la construction et de l’entretien des 4 500 lycées du territoire ainsi que de la mise en œuvre de la formation professionnelle. Néanmoins ces responsabilités ne permettent pas aux régions de mettre en place une réelle politique de l’éducation et de l’insertion professionnelle, car elles sont trop limitées : les régions devraient acquérir les compétences pour développer une action concertée au service des élèves, et pas simplement se contenter de gérer les murs des lycées.

Dans le domaine de l’éducation, nous proposons que les régions soient en charge de l’orientation des 2,15 millions de lycéens français, de l’intégration des 150 000 jeunes qui sortent du système éducatif, chaque année, sans diplôme ni qualification. Ainsi les régions pourront développer une réelle politique, en lien avec les acteurs économiques et éducatifs locaux, pour permettre l’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes puis la formation professionnelle tout au long de la vie.

Dans le domaine de la santé, où certaines responsabilités ont été reconnues aux régions en 2004 (vaccination, prévention des MST) mais rien n’impose aujourd’hui aux Régions un réel plan régional de santé, coordonné et cohérent permettant de lutter contre la désertification médicale et les principales maladies évitables - cf proposition n°9.

« L’emploi, c’est la conséquence d’une orientation qui, dès le plus jeune âge, vous permet de vous mettre sur une filière d’avenir. L’orientation est une question clé dans notre pays. […] Aujourd’hui la région Île-de-France consacre 1 milliard à la rénovation des lycées ; c’est important. Mais n’est-il pas autant, voir plus important, de proposer aux 483 000 lycéens un choix d’orientation cohérent au regard de leur bassin de l’emploi ? On ne peut pas accepter, aujourd’hui, que le conseil régional ne puisse pas apporter son soutien à l’orientation. »