Notre pays fait face au plus vaste mouvement de délocalisations de production jamais constaté. Ces délocalisations ne sont pas une fatalité. Il faut agir concrètement pour réarmer les tissus économiques locaux, les aider à affronter la concurrence venue de l’étranger. Les régions doivent être au cœur de cette œuvre de reconquête.

Nous ne pouvons plus demeurer spectateurs des délocalisations d’usines et d’entreprises, souvent décidées en raison d’une rentabilité jugée insuffisante par les fonds de pension américains alors même que la production en France reste bénéficiaire. Nous voulons sortir de cette logique financière visant à extraire des entreprises un ratio de bénéfices considérables, sans prendre en compte la dimension humaine et les conséquences dramatiques sur le tissu local d’une délocalisation.

Il faut prendre le taureau par les cornes et présenter dans chaque région un plan de maintien des sites de production, de recherche d’activités nouvelles dans les secteurs industriels, et de sauvegarde des activités agricoles.

Les régions peuvent et doivent agir sur cette stratégie de relocalisation. Leurs responsabilités en matière d’aménagement du territoire, de transports ou d’enseignement supérieur sont un premier levier pour améliorer l’environnement des entreprises et le rendre favorable à la compétitivité. Son investissement en matière de développement économique trop faible aujourd’hui doit être augmenté, rationnalisé et coordonné autour de cet objectif précis : Maintenir et relocaliser les activités industrielles et agricoles dans nos régions. Chaque région devra présenter un plan d’actions annuel pour y répondre.

Les collectivités territoriales sont aujourd’hui le premier investisseur public, devant l’Etat, et les régions disposent d’un budget d’investissement annuel de près de 9 milliards d’euros. L’échelle régionale est donc particulièrement pertinente pour favoriser cette œuvre de reconquête des activités économiques, industrielles, agricoles et de services. L’objectif est de permettre l’émergence dans chaque région d’un tissu de petites et moyennes entreprises, pourvoyeuses d’emploi, qui fait aujourd’hui défaut en France.

Par ailleurs le Mouvement Démocrate propose que les régions mettent en place un soutien et une assistance prioritaire aux artisans, TPE et PME locales, notamment en leur réservant une place dans l’attribution des marchés publics régionaux, à l’image du Small Business Act.

« La région ne peut plus se contenter de gérer les affaires courantes, de subir les coups répétés qui lui sont portés. Ce qui faut à cette région, comme à nos régions, c’est un grand projet, un grand dessein ; un grand espoir responsable. Nous voulons refonder une grande industrie créatrice d’emplois dans notre région. La région devra jouer le rôle d’incitateur, de facilitateur, de moteur de cette reconquête. »