Un vaste mouvement de mobilisation pour un projet de société durable et soutenable est désormais nécessaire. Les régions devront dans les années à venir devenir un maillon clef de cette mobilisation : leur taille leur permet de jouer un rôle de stratège, sans toutefois perdre de vue les particularités locales.
La région est en charge du schéma régional d’aménagement et de développement du territoire (SRADT), qui fixe les orientations de développement durable du territoire régional à moyen terme. Elle est de plus en charge d’un schéma régional de transport, qui organise le transport routier et ferroviaire dans la région. Responsable de l’aménagement du territoire et des transports, la région dispose de compétences clefs pour jouer un rôle majeur dans la transformation écologique de notre société, en particulier en étant capable de réduire et d’optimiser les déplacements et leur impact carbone.
Au delà d’une politique de réduction des consommations énergétiques, les Régions doivent devenir le premier acteur de développement des productions d’énergies renouvelables dans une nouvelle proximité, en prenant en compte les particularités et les richesses du territoire : filière bois, micro-hydraulique, solaire thermique et photovoltaïque, éolien, géothermie, huiles végétales…
« Je veux réorienter l’économie vers l’économie verte, c’est là où le monde va créer des emplois. Je veux qu’en Limousin vous construisions des équipements qui utilisent des énergies renouvelables, il y a très peu d’endroits en Europe où cela se fait. Nous avons l’image pour le faire, nous sommes une région verte, nous pouvons fabriquer de l’économie verte. »
Le Mouvement Démocrate propose trois objectifs concrets, communs à toutes les régions, afin de faire concrètement avancer la transformation de notre modèle énergétique et écologique :
1. 100% des lycées producteurs d’énergie
La crédibilité des régions à inciter les acteurs privés et les particuliers au développement durable passe nécessairement par leur propre exemplarité. Ainsi les régions, responsables de la construction et de l’entretien des lycées, doivent s’assigner comme objectif que tous les lycées soient producteurs d’énergies renouvelables (notamment grâce au photovoltaïque) d’ici à 2020.
Outre la production d’énergie renouvelable ainsi soutenue, ce symbole permettra de sensibiliser les jeunes à l’importance de l’écologie et des énergies renouvelables.
2. Création de coopératives solaires
L’enjeu de la production d’énergie réside sans aucun doute dans la capacité de la puissance publique à coordonner une production d’énergie au plus près de là ou elle sera consommée. C’est à ce titre que la région doit soutenir l’émergence de petits producteurs d’énergies renouvelables, partout sur le territoire, à travers la mise en place de « coopératives solaires ». Ces coopératives garantiraient des revenus aux acteurs désireux d’investir pour produire de l’énergie renouvelable, par exemple un agriculteur souhaitant installer des panneaux solaires. Ainsi l’énergie serait produite au plus près des habitants, tout en soutenant le tissu économique local.
3. « Pass » harmonisé pour les transports en commun.
Alors que la promotion des transports collectifs est une nécessité environnementale, les régions n’ont pas à ce jour joué leur rôle de « facilitateur » des transports publics. Ainsi un étudiant originaire d’une ville moyenne doit disposer de 3 abonnements différents pour circuler dans sa région : un abonnement de bus dans la ville de ses parents pour le week-end, un abonnement TER pour ses trajets domicile parental – ville universitaire et d’un abonnement de transports en commun pour la ville universitaire. Ces situations sont ubuesques. La région doit donc créer à destination des jeunes et des étudiants, un « pass » unique et harmonisé leur permettant d’utiliser tous les transports en commun (bus, train, tramway) sur tout le territoire de la région, avec un abonnement unique et un coût réduit.











