Il existe aujourd’hui un réel déficit dans notre pays en terme d’orientation scolaire des jeunes. Une inégalité se creuse entre les familles qui connaissent les secrets de l’orientation et celles qui l’ignorent. Les régions doivent développer et être responsables d’un service public de l’orientation pour corriger ces inégalités de destin.

La politique d’orientation scolaire actuelle n’est pas satisfaisante. On constate une claire opposition entre les familles qui en connaissent les secrets, dont les enfants s’inscrivent dans des filières reconnues et porteuses, et d’autres qui se voient proposer des choix d’orientation par défaut.

De plus trop de filières de formation ne débouchent sur aucun emploi, et près de 150 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans diplôme ni formation reconnue.

Le Mouvement Démocrate propose que les régions deviennent l’acteur central de la politique d’orientation.

Elles disposent déjà de compétences dans le domaine de l’éducation : l’entretien des lycées, la mise en œuvre de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Elles sont l’échelon le plus pertinent pour identifier et mettre en avant des filières porteuses pour les jeunes, car elles connaissent le bassin de l’emploi local et ses besoins, tout en étant conscientes des enjeux d’emploi nationaux et internationaux.

Les régions doivent donc accompagner les jeunes lycéens dans la définition de leur projet personnel et professionnel : forums régionaux lycées-entreprises, journées de découverte de l’artisanat, rencontres apprentis – collégiens, visite des établissements d’excellence par les élèves des zones populaires… Toutes les initiatives en la matière doivent être soutenues.

L’articulation de cette politique d’orientation scolaire avec celle de la formation professionnelle, également prise en charge par la région, permet d’assurer à chaque citoyen une formation qui lui correspond et qui lui permet de trouver un emploi pérenne, tout au long de sa vie.

« En tant que Vice-président d’université, je ne peux que déplorer que la politique d’orientation ne soit pas davantage développée en région aujourd’hui. La région doit être au cœur de l’orientation des jeunes, dès le lycée, pour leur proposer des formations pertinentes et de qualité. C’est en faisant cet effort que l’on garantira l’emploi de demain et l’égalité des chances. »